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La Jeune
Académie Vocale d’Aquitaine (JAVA) est créée
en 2004 par l’association Polifonia Éliane Lavail.
Cette formation prolonge une expérience d’atelier
vocal pour jeunes conçu et réalisé par
Éliane Lavail, Bernard Causse et Marie Chavanel dans
le cadre de la Mission Voix en 2000. Le plein succès
de cette proposition amène naturellement l’atelier
à se diffuser en concert en France et à l’étranger,
débordant alors trop largement du cadre de formation
initiale d’où la création de la JAVA!
Les
participants (45 en 2004-2005) sont des jeunes de 11 à
18 ans sélectionnés pour leur qualités
vocales et solfégiques, après audition.
Répartis en groupe de 6 à 8, ils bénéficient
d’une formation polyphonique poussée sous la
direction de Marie
Chavanel, abordant tous les répertoires,
de Pergolèse à nos jours dans les styles les
plus variés.
Un contrôle vocal individuel est effectué régulièrement
par Bernard
Causse, qui leur inculque les bases techniques
indispensables pour un bon fonctionnement vocal.
Des sessions d’approfondissement leurs sont proposées
avec des formateurs de haut niveau.
Les chanteurs(euses) les plus âgés sont initiés
à la direction de chœur.
L’objectif
est d’amener ce groupe au plus haut niveau d’expression
musicale polyphonique. Sa qualité est reconnue par l'Opéra de Bordeuax qui l'engage en 2006 pour participer à la réalisation de l'opéra contemporain "Jakob Lenz" de Wolfgang Rihm.
PRESSE :
« Liszt, Bach, Schumann, Schubert, Poulenc, gospel ou
chant africain, les jeunes choristes de l’Atelier Vocal
d’Aquitaine ont enchaîné les genres et
les difficultés à un rythme trépidant.
Avec pour seuls garde-fous la ligne mélodique d’un
piano inspiré et les signes aériens de Marie
Chavanel, leur chef, ils ont donné de la voix avec
une générosité qui laisse pantois, en
ces temps où l’on est plutôt frileux du
côté du cœur…
Cette recherche d’absolu, qui pour eux va de soi, a
entraîné l’auditoire sur des sommets. Quelle
émotion d’écouter à 45 ans d’intervalle
« La petite fille sage est rentrée de l’école
», délicat extrait des « petites voix »
de Francis Poulenc…
Quel plaisir de redécouvrir cette fugue de Bach qui
n’est pas sans évoquer un temps où Jacques
Loussier la revisitait avec son piano…
Curieusement, ce n’est pas dans les extraits des «
Choristes », tant rabâchés, qu’ils
ont été les meilleurs, mais peut-être
dans cette interprétation de Schumann « Der Wasserman
» si difficile. Leur fougue a trouvé son libre
cours avec la tradition africaine, mélodieuse et rythmée.
Leur élan spirituel avec « O happy days »,
à la limité de l’improvisation, qui prouve
qu’en plus du cœur et de la voix, ils ont une sacrée
oreille…
Des adultes debout dans l’église pour une «
standing ovation », des enfants versant des larmes de
bonheur en se serrant dans les bras, quelle magnifique image,
à quelques jours de Noël… »
Michèle
MORLAN-TARDAT – Journal du Médoc – 17 décembre
2004
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